Le conseiller municipal de la Ville de Rufisque, El Hadji Mamadou Sène, a saisi plusieurs institutions de contrôle pour dénoncer des irrégularités présumées dans la gestion du Programme d’Appui aux Initiatives Communautaires, PASIC. Il réclame plus de transparence sur l’attribution des subventions aux associations locales.
Dans un courrier daté du 4 mai 2026 et adressé au maire, l’élu dit avoir saisi l’Inspection générale d’État, la Cour des comptes, l’OFNAC, le Pool financier judiciaire et le Parquet du Tribunal de grande instance de Rufisque.
Selon lui, sur une enveloppe de 11 500 000 FCFA allouée à la FETAR, seules trois associations sur treize se seraient partagé 6 000 000 FCFA, soit 2 000 000 FCFA chacune. Il demande la communication du procès-verbal de répartition.
Autre cas cité : l’association TAKKU LIGUEYE, présidée par Mme Dieynaba Sankaré, qui aurait perçu 800 000 FCFA en deux tranches, 500 000 FCFA puis 300 000 FCFA. Le conseiller réclame la traçabilité de cette opération.
Au total, El Hadji Mamadou Sène formule 14 demandes d’éclaircissement. Elles portent notamment sur les 128 associations mobilisées le 8 avril 2026 au Jardin public, les PV de la commission d’évaluation, les conventions du PASIC, ainsi que la situation des associations de la Cité Imprimerie, Thiawlène, Dangou, Cité Sococim et du littoral.
Le courrier a aussi été transmis au président de la République, au préfet de Rufisque, aux procureurs près la Cour des comptes et près le Tribunal de grande instance, et au président du Collège des juges du Pool financier judiciaire.






