Réuni ce lundi lors d’un atelier national, le Consortium des organisations de la société civile a salué l’initiative du chef de l’État d’organiser des concertations nationales dans un format plus direct, plus souple et moins coûteux, centré sur l’écoute des citoyens et des forces vives du pays.
Dans un communiqué, les organisations signataires estiment que toute démarche favorisant le dialogue et le rapprochement entre les citoyens et les institutions contribue à la stabilité, à la cohésion nationale et à la consolidation démocratique, dans un contexte marqué par des défis économiques, sociaux et institutionnels.
La société civile dit prendre acte du choix d’un format de concertations plus rapproché du terrain. Elle y voit une réponse à son plaidoyer constant pour des espaces d’échanges plus accessibles, moins filtrés, permettant des discussions franches sur les préoccupations réelles des Sénégalais.
Une représentation large et inclusive exigée
Le consortium recommande toutefois que ces concertations reposent sur une représentation équilibrée des différentes composantes de la Nation. Il cite notamment les anciens Premiers ministres, les anciens Présidents de l’Assemblée nationale, les autorités religieuses et coutumières, les leaders communautaires, les organisations de femmes et de jeunesse, les associations de personnes vivant avec un handicap, les universitaires, les syndicats, les médias, les organisations professionnelles, les commerçants, les acteurs du secteur informel, ainsi que les forces politiques de la majorité et de l’opposition.
Pour les organisations, ces rencontres ne doivent pas se limiter aux réformes institutionnelles ou électorales. Elles doivent aussi intégrer les préoccupations quotidiennes : coût de la vie, emploi des jeunes, dette publique, transparence des finances publiques, tensions sociales, accès aux services de base, santé, éducation, justice sociale et vivre-ensemble.
Un format jugé porteur de consensus
Selon le consortium, ce mode de dialogue présente plusieurs avantages : meilleure qualité d’écoute, échanges plus interactifs, participation citoyenne renforcée, coûts réduits et capacité accrue à faire émerger des consensus durables autour des priorités nationales.
La société civile invite l’ensemble des acteurs à s’engager dans cette dynamique, dans un esprit d’ouverture et de responsabilité, afin de préserver la stabilité du Sénégal, renforcer la confiance entre gouvernants et gouvernés, et consolider les fondements démocratiques du pays.
Signataires : COSCE, Forum du justiciable, Réseau Siggil Jiggeen, Voix de Victimes, Ligue Sénégalaise des Droits de l’Homme, Raddho, Handicap Form-Educ, AFEX, OSIDEA, ONDH, Présence Chrétienne, Dialogue Citoyen, PACTE, GRADEC, AFAO, Article 19, ONG-3D, CONASUB, 3 CAP SANTÉ.





