« Ça se sent, bien sûr » : Serigne Guèye Diop lève le voile sur l’ambiance au Conseil des ministres

Dans un entretien exclusif accordé à L’Observateur, Serigne Guèye Diop, ministre de l’Industrie, du Commerce et des PME, s’est confié sur les coulisses du gouvernement. Entre rumeurs de tensions et réalité du travail ministériel, l’ancien maire de Sandiara clarifie les relations entre les différents pôles du pouvoir.

Un gouvernement uni malgré les clivages politiques

Face aux interrogations sur d’éventuelles tensions entre les proches du Président Bassirou Diomaye Faye et les fidèles du Premier ministre Ousmane Sonko, le ministre se veut rassurant. Selon lui, une fois la porte du Conseil des ministres franchie, les étiquettes politiques s’effacent au profit de l’action publique.

  • Une identité commune : Le ministre récuse les termes de « gouvernement Pastef » ou de « coalition », affirmant qu’il s’agit d’un « gouvernement tout court ».
  • Une cohésion visible : « Quand vous venez en Conseil des ministres, vous ne pouvez même pas savoir qui est de la coalition et qui est du Pastef », assure le responsable départemental de la coalition « Diomaye Président » à Mbour.

Des divergences d’approche admises au sommet de l’État

Si la cohésion semble régner au sein de l’équipe, Serigne Guèye Diop n’élude pas pour autant la complexité des relations au sommet de l’appareil étatique. Il reconnaît ouvertement l’existence de nuances dans la gestion des affaires publiques.

« Ça se sent, bien sûr… », concède-t-il, en précisant qu’il existe effectivement des « divergences dans la façon de conduire l’État » et des différences d’approche entre les différents acteurs.

Aucun impact sur l’efficacité gouvernementale

Malgré ces différences de vision, le ministre de l’Industrie insiste sur le fait que le fonctionnement quotidien de l’État reste fluide. Pour lui, l’essentiel réside dans l’engagement de chaque membre de l’équipe envers sa mission.

Ces divergences n’ont, selon lui, aucun impact sur l’activité des ministres.

« Tous les ministres que nous sommes, quel que soit leur bord, s’occupent aujourd’hui de leur activité », conclut-il dans les colonnes du quotidien du Groupe Futurs Médias.

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