La Brigade de surveillance et de sensibilisation contre l’occupation anarchique de la voie publique tire la sonnette d’alarme face à deux risques majeurs dans le département de Rufisque : le remblayage d’un canal d’évacuation des eaux et la vétusté de plusieurs habitations.

Selon la Brigade, des personnes sont en train de remblayer le canal qui relie les HLM à la mer, en passant par la RN1 et traversant la Cité Gabon. Cette infrastructure joue un rôle clé dans l’évacuation des eaux pluviales. Son obstruction fait craindre des inondations dans plusieurs quartiers, notamment Cité Gabon, Cité Millionnaire, André Kenny et HLM.
La préfecture de Rufisque a été saisie pour mobiliser en urgence les services techniques et stopper les travaux avant que “l’irréparable ne se produise”, souligne la Brigade dans son alerte.
Parallèlement, deux jours plus tôt, le Comité auxiliaire de protection civile (CAPC) a effectué une descente de terrain dans les quartiers de Médine, Sant Yalla, Cité Dabakh et Diorga. L’opération s’est déroulée sur instruction du préfet de Rufisque et sous la supervision de son adjoint.
Le CAPC regroupe plusieurs structures : préfecture, police, sapeurs-pompiers, service d’hygiène, DST des communes de l’Ouest et du Nord, Senelec, Sen’Eau, service de l’urbanisme et Brigade de surveillance.
Le constat est unanime : plusieurs maisons signalées présentent un danger imminent d’effondrement. La Brigade recommande une démolition rapide des bâtiments concernés pour prévenir tout accident.
Entre canal bouché et habitations fragiles, les autorités locales font face à des menaces directes pour la sécurité des populations à l’approche de la saison des pluies. Les services techniques sont désormais attendus pour agir avant que la situation ne dégénère.





