Dans un communiqué conjoint publié le 24 septembre 2026, le Collectif des familles des martyrs, l’Initiative Zéro Impunité (IZI) et le Collectif des victimes de Macky Sall dénoncent fermement le lobbying du président Bassirou Diomaye Faye en faveur de son prédécesseur pour le poste de Secrétaire général de l’ONU. Alors que les premières inculpations judiciaires récents apportent une lueur d’espoir, les collectifs réclament une justice intégrale pour les violences survenues entre 2021 et 2024, refusant toute impunité au niveau international.
La diplomatie sénégalaise suscite une vive indignation chez les proches des victimes des manifestations et violences politiques survenues entre 2021 et 2024. Lors des récentes rencontres internationales à New York, notamment avec le président français Emmanuel Macron, le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye a mené une campagne active en faveur de la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies.
Pour les organisations de défense des victimes, cette démarche constitue une rupture incompréhensible avec les principes de justice et d’engagement en faveur des droits humains. Elles rappellent que les choix de politique étrangère du Sénégal ne sauraient occulter les attentes de réparation, de vérité et de justice des victimes et de leurs familles.
Malgré cette tension sur la scène diplomatique, les collectifs prennent acte des avancées judiciaires récentes sur le plan national. Suite à l’ouverture d’informations judiciaires basées sur les plaintes déposées par les familles, les premières inculpations sont intervenues.
Bien que ces développements soient qualifiés d’« étape importante dans la recherche de la vérité », les organisations précisent qu’ils ne constituent en aucun cas l’aboutissement du processus. Elles insistent sur la nécessité de poursuivre les investigations dans le respect du droit et de la présomption d’innocence afin de faire toute la lumière sur les évènements dramatiques qui ont secoué le pays.
L’exigence centrale des collectifs réside dans la détermination des responsabilités à tous les niveaux. Ils exhortent les autorités judiciaires à ne pas limiter les poursuites aux seuls exécutants ou auteurs matériels présumés.
« La justice ne doit pas se limiter aux seuls auteurs matériels présumés si les investigations permettent d’établir d’autres responsabilités », rappellent-ils. Les familles exigent que toute personne ayant ordonné, facilité ou couvert des actes répréhensibles durant la période 2021-2024 soit traduite devant la justice, dès lors que les preuves le justifient.
En conclusion, le Collectif des familles des martyrs, l’IZI et le Collectif des victimes réitèrent leur appel à une enquête complète et indépendante, à l’établissement de toutes les responsabilités, ainsi qu’à un accès effectif à la justice et à la réparation intégrale des préjudices subis.







