Dans un entretien accordé au quotidien L’Observateur, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abdourahmane Diouf, est monté au créneau. Le leader du parti Awalé, pilier de la coalition « Diomaye Président », s’est érigé en défenseur acharné de l’institution présidentielle face à la recrudescence des attaques personnelles.
« Ils s’insultent eux-mêmes » : Le recadrage de Dr Abdourahmane Diouf
Face à la montée des invectives dans l’espace public, le ministre n’a pas mâché ses mots. Pour lui, l’insulte est l’arme des faibles et ne saurait ébranler la stature du chef de l’État.

« En réalité, ceux qui insultent le Président ne l’atteignent pas : ils s’insultent eux-mêmes. Ceux qui tentent de l’humilier ne l’humilient pas : ils s’humilient eux-mêmes », a-t-il martelé.
Il déplore un manque flagrant d’urbanité et de sens républicain, rappelant que le débat politique doit rester un échange d’idées et non un concours de dénigrement.
Une image du Sénégal ternie à l’international
Au-delà de la politique politicienne, Abdourahmane Diouf s’inquiète des conséquences de ces dérives sur la réputation du pays. Selon lui, livrer le Sénégal en pâture par des discours irresponsables est en contradiction totale avec le patriotisme prôné par certains acteurs.
Il regrette que cette « stratégie de l’outrance » contribue à ternir l’image du Sénégal auprès de l’opinion internationale et des partenaires stratégiques.
La République au-dessus des outrances
Interrogé sur la nécessité de siffler la « fin de la récréation », le ministre adopte une position philosophique et ferme : « Il n’aurait jamais dû y avoir de récréation ».
Toutefois, le ministre reste serein quant à l’avenir. Pour lui, ces comportements excessifs portent en eux les germes de leur propre fin :
- Les outrances s’estomperont par la déchéance de leurs auteurs.
- La solidité de l’État prévaudra sur les querelles de personnes.
- La République survivra, quelles que soient les attaques.
Par cette sortie, Abdourahmane Diouf réaffirme sa loyauté envers le président Bassirou Diomaye Faye et appelle à une opposition plus constructive et respectueuse des institutions.





