Selon les données du ministère de l’Intérieur espagnol, 36 775 migrants sont arrivés de façon irrégulière en Espagne en 2025, soit une baisse de 42,6 % par rapport à 2024. Cette diminution est principalement due à une baisse de 62 % des arrivées dans les îles Canaries. La plupart des entrées irrégulières ont eu lieu par mer (32 925 personnes à bord de 1 235 bateaux précaires).

Selon la Commission espagnole d’aide aux réfugiés (CEAR), entre 70 et 80 % des personnes arrivées en Espagne en 2024 à bord de bateaux précaires ont demandé l’asile. Les arrivées irrégulières ne représentent que 6 % de tous les étrangers arrivant dans le pays, et beaucoup sont des demandeurs de protection internationale fuyant des conflits, des persécutions ou des violations des droits humains.
Les îles Canaries, une route migratoire dangereuse
Les îles Canaries ont enregistré 17 788 arrivées en 2025, contre 39 910 en 2023 et 46 843 en 2024. La baisse de 62 % des arrivées par cette route est attribuée aux efforts de contrôle des départs suite aux accords entre l’UE et l’Espagne avec les gouvernements du Maroc, de la Mauritanie et du Sénégal.
Selon le HCR, les principaux pays d’origine des migrants arrivés en Espagne par les îles Canaries sont le Mali (36,8 %), le Sénégal (25 %) et la Guinée (11,7 %). Les îles Canaries sont considérées comme l’une des routes migratoires les plus dangereuses au monde, avec 416 morts ou disparus en 2025 (selon le HCR) et 1 906 victimes (selon l’ONG Caminando Fronteras).
